Programmation

Mercredi 19 février

9 h – Accueil des participant.e.s
Maison de la littérature, hall d’entrée
9 h 30 – État des lieux : 1 an après les premières rencontres
Maison de la littérature, scène littéraire

Il s’agit ici de faire le point non seulement sur les discussions et recommandations formulées lors des premières rencontres, mais également de communiquer et de réfléchir ensemble aux diverses avancées en termes de structuration du milieu des arts littéraires québécois et des démarches actives portées par la communauté.

Trois interventions, d’une vingtaine de minutes chacune:

  • Retour sur les rencontres Paroles vivantes 2019, avec Yves Doyon
  • Le regroupement diffuseurs-producteurs, avec Dominique Lemieux
  • Place et Posture de la littérature en ligne : une communauté de pratique, avec Simon Dumas
14 h – Atelier #1 – Les arts littéraires : mieux comprendre les formes qui les constituent
Maison de la littérature, scène littéraire

Après avoir confirmé cette appellation lors des premières rencontres en février 2019, l’enjeu est de la nourrir en réfléchissant les pratiques qu’elle englobe : entre spectacles, performances, parcours et autres formes déambulatoires, quels liens unissent ces diverses formes? Peut-on aussi y inclure les formules Cabaret, Nuit de la poésie, lectures théâtrales et autres expériences littéraires et musicales? Et si oui, comment réfléchir ces pratiques somme toute fort différentes qui tissent des liens avec le matériau littéraire?

Trois interventions d’une vingtaine de minutes chacune, suivies d’un échange/discussion avec les participant.e.s.

  • Les formes et les processus du spectacle littéraire, avec Simon Dumas
  • Le collage littéraire et poétique, avec Loui Mauffette et Michelle Corbeil
  • La performance poétique : entre slam et conte, avec Isabelle St-Pierre
17 h – Vitrine (OFFiciel RIDEAU)
Maison de la littérature, scène littéraire

Les arts littéraires, ce sont d’abord des oeuvres : voici des morceaux choisis de spectacles et de performances prêts à prendre la route. Sur scène, les mots et les voix de Renée Robitaille, Dominique Fortier, Alexis O’hara, Philippe Garon et Oana Avasilichioaei.

Laissez-vous stimuler et émouvoir par la diversité des formes et des pratiques présentes aux Deuxièmes rencontres Arts littéraires, du conte au spectacle, en passant par la performance numérique et la lecture poétique.

Animation : Vanessa Bell

19 h 30 – Souper réseautage
Chez-soi La Chine – 27, rue Sainte-Angèle

Jeudi 20 février

9 h – Accueil des participant.e.s
Maison de la littérature, hall d’entrée
9 h 30 – Atelier #2 – Réseautage disciplinaire, esthétique et géographique
Maison de la littérature, scène littéraire

Trop souvent encore, le milieu des arts littéraires fonctionne en cercles fermés. Cela s’observe d’un point de vue disciplinaire (les artistes, producteurs et diffuseurs ne bénéficient pas de canaux de communication naturels), esthétique (les formes du conte et de la performance littéraire ne se côtoient pas naturellement) et géographique (les échanges entre régions ne sont pas multiples).

Divisé en trois blocs distincts de 30 minutes suivis d’une période d’échange de 15 minutes, cet atelier s’intéressera aux enjeux de réseautage permettant une plus grande fluidité entre les acteur.trice.s de la discipline, entre les différentes formes des arts littéraires et entre toutes les régions du Québec.

  • Réseautage disciplinaire, avec Étienne Beaulieu (Sherbrooke)
  • Réseautage esthétique, avec Sébastien Dulude (Montréal)
  • Réseautage géographique, avec Philippe Garon (Bonaventure)
14 h – Plénière – Pour la suite des choses
Maison de la littérature, scène littéraire

Impossible de clore ces deux journées de rencontres autour de la question des Arts littéraires sans faire le point ensemble sur les multiples sujets de discussion et, surtout, sans envisager les suites possibles et assurément nécessaires à ces Deuxièmes rencontres.

Après un retour synthétique sur les principaux enjeux et questionnements soulevés durant les ateliers précédents, cette plénière sera l’occasion de lancer les discussions autour de faits d’actualité ou de propositions précises concernant, entre autres, l’organisation des prochaines rencontres, la structuration du milieu, l’intégration des créateur.trice.s dans les échanges, le réseautage entre les régions et les moyens à mettre en place pour stimuler la pratique.

Animation : Mélissa Verreault, vice-présidente de l’UNEQ

17 h – 5 à 7 réseautage
Maison de la littérature, scène littéraire

Aperçu des spectacles présentés en vitrine

Dans le cadre de la plage des producteurs de RIDEAU

Le chant des os

Un conte contemporain

Renée Robitaille
Photo: Damian Siquerios

Moyen-Nord québécois, janvier 2010. Les Blancs comme les Cris m’ont tous parlé de Jasmine, l’enfant amère d’un père fantôme. Je ne voulais pas de cette boîte à chaussures remplie de lettres, le seul lien qui subsistait entre Jasmine et son père. Forcée de plonger au cœur de leur tourmente, j’ai constaté ma déroute : l’histoire de cette femme me renvoyait à mes propres secrets…

  • Texte et interprétation : Renée Robitaille
  • Musique : Étienne Loranger
  • Mise en scène : Anne-Marie Olivier
  • Lumière : Émilie Noël
  • Scénographie et costumes : Sharon Scott

Dickinson, cœur de pomme

Une lecture des Villes de papier de Dominique Fortier

Dickinson

Cette lecture musicale nous fait découvrir l’existence de la poète Emily Dickinson de l’intérieur, à travers son amour des livres, son jardin et ses fantômes. Sur scène, la comédienne Marianne Marceau nous mène à la rencontre de celle que l’on surnommait « la dame en blanc » et qui reste, aujourd’hui encore, une figure mythique des lettres américaines. La lecture s’accompagne de projections du fameux Herbier de Dickinson.

  • Texte : Dominique Fortier
  • Découpage, mise en lecture et interprétation : Marianne Marceau
  • Musique : Patrick Ouellet
  • Interprétation musicale : Marc Roussel
  • Projections : Emily Dickinson’s Herbarium, Houghton Library, Harvard University, MS Am 1118.11
  • Production : Alto

OUFF

Privilège des blancs, capitalisme tardif, péri-ménopause

OUFF
Photo: Lucie Rocher

Première performance solo écrite de l’artiste interdisciplinaire Alexis O’Hara, en étroite collaboration avec la plasticienne Atom Cianfarani dont les décors et les costumes démentent la fallacieuse neutralité du prétendu blanc, OUFF est le plus lourd des soupirs, une expiration qui nous dépasse, l’éviction forcée de molécules obsolètes. C’est une œuvre interdisciplinaire, composée de paroles et de sons, exposant un corps mutant et un décor qui surpasse la diva. Le projet englobe les pièges troublants de la prise de conscience, l’urgence de s’adapter et d’évoluer malgré une maladresse assumée qui aspire tout de même à la grâce.

OUFF est un spectacle sur la confrontation d’une femme solitaire et fragmentée qui négocie son propre rôle de victime et de vainqueur, de pion et de princesse, dans un monde au bord de l’effondrement où l’on décide d’aller magasiner. Un monde soutenu par la domination violente de la blanchité.

  • Texte : Françoise Crête
  • Dramaturgie et mise en scène : Martin Mercier
  • Texte, mise en scène, musique et interprétation : Alexis O’Hara
  • Scénographie et décors : Atom Cianfarani
  • Production : Et tu, Machine

Remise en question

Epsilon

Un étrange se cache dans la remise à Albert. Le visage couvert de pansements. Il ne se souvient plus de rien. Mais il a peur. Et demande asile. Qui est-il? Que s’est-il passé?

Adieu Epsilon (Richard Dunn et Philippe Garon) raconte l’histoire de cette paire dépareillée dans un rock parlé-chanté planant, pesant, prenant.

  • Textes, mise en lecture, interprétation et production : Philippe Garon
  • Musique : Richard Dunn et Philippe Garon

THRESHOLDS

Performance multimédia, voix, thérémine, électronique, vidéo, 2015

Thresholds

THRESHOLDS traverse les frontières entre mes traductions et les poèmes roumains de Paul Celan en les considérant comme un « territoire » de vocabulaire. Il recompose de nouveaux fragments textuels et de nouvelles phrases en imaginant plusieurs définitions possibles aux frontières politiques, linguistiques et corporelles. Les poèmes deviennent partitions et sont traduits de l’environnement architectural et spatial de la page vers l’architecture sonore et visuelle de l’espace.

  • Concept, texte, voix et son : Oana Avasilichioaei
  • VFX et montage vidéo : Jessie Altura

Le corps encaisse

Vidéo-poème

Le corps encaisse

Animé par le poème Le corps encaisse du poète québécois Roger Des Roches, ce vidéo-poème suggère un état de l’être en traversant un paysage de matière virtuelle.
(3m 26s)

  • Réalisation : Philippe Hamelin
  • Extrait du poème de Roger Des Roches, Le corps encaisse, Éditions Les Herbes rouges
  • Images et montage : Anne Delande
  • Producteur : Maison de la poésie de Montréal
  • Distributeur : Vidéographe
  • Coproduction de la Maison de la poésie et de Vidéographe
  • Prix de la Meilleure œuvre d’art et expérimentation des Rendez-vous Québec Cinéma 2015